Biographie de Allen Cunningham
Allen Cunningham, né en 1977 à Riverside en Californie, a été initié au poker dès son jeune âge, comme d’autres joueurs, autour de la table du salon familiale. Il n’a pas attendu pourtant l’initiation familiale pour savoir qu’il avait en lui des prédispositions pour les cartes et comprenait comment jouer au poker. Alors sagement, il attendait le moment d’aller tâter du casino et de tester ses compétences faces à de vrais adversaires et de vrais enjeux.
Après le lycée, Allen fréquente l’UCLA où il y poursuit des études en ingénierie civile. Il obtient son diplôme mais tout le long de sa scolarité, vivant chez ses parents et travaillant comme livreur de pizzas, Allen passe plus de temps dans le casino local que dans une salle de classe. Il y construit sa bankroll en jouant des parties à faibles limites et des tournois de poker gratuit. A ce stade, le poker reste un hobby qui le divertit sans plus. C’est dans le courant de sa deuxième année que le poker prend une toute nouvelle direction pour lui.
C’est effectivement à cette époque qu’il commence à gagner des tournois et à dominer les parties. Il engraisse sa bankroll pour pouvoir passer des parties à 2, 4 dollars à celles plus lourdes de 10, 20 dollars.
L’engrenage est en route, il devient accro. Agé d’à peine 19 ans, il arrête les études et son diplôme pour jouer à temps plein aux cartes. Ses 19 ans lui ferment les portes de nombreux casinos, ceux où le vrai poker se joue. Atteint l’âge de 21 ans, il ne perd pas une seconde pour se lancer, affamé, dans l’arène des tournois. Le démarrage est lent, il ne gagne aucunes es épreuves majeurs qu’il dispute. Alors à mauvais fortune bon cœur, même si l’argent ne tombe pas, il profite de cette période pour se former. Il saisit sa chance de se joindre à quelques uns des joueurs qui étaient en passe de devenir certains des meilleurs du monde, comme Phil Ivey, John Juanda, Layne Flack et Daniel Negreanu. C’est au travers de discussions et de compétition semi-amicales avec un autre groupe de jeûnes surdoués du poker qu’ils aiguisent leurs jeux mutuellement.
La seconde année offre à Allen les percées qu’il escomptait. En 1999, aux Legends of Poker du Bicycle Casino de Los Angeles, il enregistre 6 places finales dans le Top Ten dont deux victoires. Cette réussite relance sa bankroll et lui donne le statut de « meilleur joueur ». Cette année voit son nombre de record prendre forme. Quatre mois après, il domine les tournois u Bike, impressionne aux US poker Championship, remporte l’épreuve du Seven-Card Stud et termine second dans le tournoi de No-Limit Hold’em à 1000 dollars.
En 2000, en été, la maturité de son jeu est reconnue. Il rentre dans le top 20 de cinq tournois différents avec une 2ème place dans l’épreuve d’Omaha Hi-Lo à 5 000 dollars pour un gain de 113 850 dollars. La chance lui sourit car l’année suivant, il se classe automatiquement très bien dans de plus petits tournois à travers les Etats-Unis. Le point culminant de ce tour à travers les Etats-Unis est sa victoire au .A Poker Classic. Et une fois encore, l’été suivant, il est de retour à Las Vegas pour les WSOP 2001.
Année 2001, année clé qui voit Allan rentrer dans l’argent de quatre tournois différents ainsi que son premier bracelet des World Series. Devant un parterre de 104 joueurs dans l’épreuve de Seven-Card Stud à 5 000 dollars pour s’adjuger le titre et un gain de 200 000 dollars.
2002, les World Series asseyent la réputation florissante d’Allen quand il gagne son deuxième bracelet dans le Deuce-to-Seven No-Limit à 5 000 dollars.
En 2003, Allen frôle le troisième bracelet dans l’épreuve de No-Limit Deuce-to-Seven à 5 000 dollars surpassé mais O’Neil Longson le dépasse lors du heads-up. Il lui faudra attendre deux année pour pouvoir décrocher ce troisième bracelet dans le tournoi de No-Limit Hold’em à 1500 dollars.
Ce tournoi est le moment de gloire d’Allen. Face à un parterre de 2305 entrants, dont une table finale avec Scott Fischman, Dave « Devilfish » Uliott, Liz Lieu et Can Kim Hua, il accroche quatre tables finales pendant quatre tournois différents et arrive à atteindre les plus d’un million de dollars avant même que le Main Event n’ait débuté.
Après une aussi belle performance, il réussit à faire mieux en 2006 dans l’épreuve de No-Limit Hold’em à 1 000 dollars dominant un parterre de 752 entrants et parvient à aller chercher son quatrième bracelet et encaisser 625 000 dollars.
La plus grosse partie de sa vie allait se dérouler eu tournoi de No-Limit Deuce-to-Seven Draw Lowball à 5 000 dollars. Il se hisse parmi les six dernières places avant de se faire éliminer par David Williams. Il remet ça au Main Event. 9000 joueurs et Allen les surpassent presque tous. Il arrive en table finale en deuxième position selon le nombre de jetons, 17,7 millions, face à Jamie Gold, en première place avec 26,6 millions de jetons. Malheureusement, il se fait éliminer en quatrième place avec un piètre 3,6 millions de dollars. La défaite est douloureuse et il s’en ira du Rio Casino sans un mot pour les journalistes et les fans.
Mais Allen a encore de beaux jours devant lui. Son inébranlable discipline, sa façon psychologique de jouer dénue d’émotion font de lui un sérieux adversaire qui n’a pas fini d’avancer dans le monde du poker. D’ailleurs, en 2007, aux WSOP, il décroche son cinquième bracelet dans le Pot-Limit Hold’em à 5 000 dollars pour un gain de 5 00 000 dollars.
Elu meilleur joueur de moins de 35 par ses pairs, Allen n’a pas de quoi s’inquiéter pour son avenir dans le circuit du poker.
Une chose demeure certaine, Cunningham a encore de beaux jours de poker devant lui. Encore récemment élu meilleur joueur de moins de 35 ans par ses pairs, Allen continue de s'investir pour continuellement s'améliorer en tant que joueur.